Evacuation d'un squatt de réfugiés à Gonesse (Val d'Oise)
Rappelons l’historique de cette situation. En Novembre 2009, une centaine de demandeurs d’asile, qui avait trouvé refuge dans une caserne désaffectée à Pontoise, a été relogée dans des hôtels du département. Le squatt que nous connaissons à Gonesse n’est que la résultante de cette situation qui a été traitée dans l’urgence, avec l’appui du 115 (hébergement d’urgence) mais de façon insatisfaisante et précaire : l’arrêt de la prise en charge hôtelière, par le 115 du Val d’Oise, a sonné de nouveau l’heure d’une vie d’errance, et donc la création de ce nouveau squatt.
Depuis bientôt un an, la préfecture, représentante de l’Etat dans le département, n’est pas en mesure de s’acquitter de ses obligations vis-à-vis des demandeurs d’asile. Seules des solutions au compte-goutte, arrachées sous la pression des associations et des médias, sont trouvées pour quelques semaines, quelques mois.
La police a expulsé ce matin les demandeurs d’asile et les a relogés dans des structures d’hébergement d’urgence, sans prévenir nos associations qui sont présentes quotidiennement auprès de ces demandeurs d’asile.
Retrouverons-nous, dans 15 jours, un autre squatt à Gonesse ou ailleurs, quand les médias se seront tus ? En tout cas, nous, associations, continuerons à dénoncer la façon de faire des préfectures de
Pour faire face à l’inacceptable situation des demandeurs d’asile aujourd’hui, les associations demandent à l’Etat de prendre ses responsabilités et de faire en sorte que :
- Les crédits liés à l’hébergement d’urgence soient enfin suffisants pour que les demandeurs d’asile à la rue soient mis à l’abri sans délai.
- Des places en centres d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA) soient créées, cela reviendrait moins cher au contribuable français (les nuits d’hôtel coutent cher !) et permettrait un accueil digne pour les demandeurs d’asile, qui ont droit à un hébergement
- Le droit au travail des demandeurs d’asile soit réel pour favoriser leur autonomie. L’accès à la formation professionnelle et à l’apprentissage de la langue doit être immédiat.
- Les aides financières soient versées dès la première démarche de demande d’asile, pendant toute la procédure, et qu’elles soient équivalentes au RSA. (Aujourd’hui leur montant est de 320€/mois)
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